Tu tapes « ricard degres » et tu tombes sur un chiffre qui revient partout : 45°. Le Ricard classique titre bien 45°, autrement dit 45 % vol. Mais ce degré n’a pas toujours été gravé dans le marbre. En 1932, à Marseille, Paul Ricard obtient le droit de vendre son anisé à 40° quand d’autres plafonnent à 30°. Il faudra attendre 1938 pour que la loi autorise les pastis à 45°, et c’est ce chiffre qui devient la marque de fabrique de la maison. On regarde ici pourquoi ce degré compte, ce que change la version 4,5 % lancée en 2026, et comment bien servir ce pastis sans le trahir.
Ricard et le pastis : une histoire née à Marseille
Pour comprendre le degré du Ricard, il faut d’abord comprendre ce qu’est un pastis. Derrière le jaune de la bouteille et le parfum d’anis, il y a une boisson anisée née dans le sud de la France, à Marseille. C’est là que Paul Ricard construit son histoire en 1932. En élaborant une recette avec de l’anis étoilé, de l’anis vert et de la réglisse, il ne cherche pas seulement à inventer un goût : il cherche à vendre une boisson anisée dans un cadre légal encore flou.
Le Pernod, référence de l’époque, plafonne à 30°. Paul Ricard obtient, lui, le droit de commercialiser son anisé à 40°. C’est déjà un écart notable, et un joli coup commercial. Mais le vrai tournant arrive en 1938 : la production et la vente de pastis et boissons anisées titrant 45° sont enfin autorisées. Le pastis moderne peut commencer.
Au passage, le terme « pastis » n’est pas qu’un mot de comptoir. On lui associe un degré d’alcool minimal de 40 % vol, une donnée relevée en 2019. Et quand on parle de pastis de Marseille, la barre monte à 45 %. C’est cette case-là que le Ricard finira par occuper. L’absinthe a eu son époque, le pastis a eu la sienne, et le Ricard en est devenu le visage principal.
Le Ricard classique titre 45°, et ce n’est pas un détail

Quel est le degré d’alcool du Ricard ? La réponse tient en un chiffre : 45°. C’est le degré que tu trouveras sur la bouteille classique, et c’est aussi le degré qu’exige l’appellation pastis de Marseille.
Ce 45° a un double rôle. D’abord, il place le Ricard dans la famille des boissons spiritueuses, avec une teneur en alcool suffisamment haute pour supporter la dilution. Ensuite, il porte les arômes : sans lui, l’anis, la réglisse et les notes herbacées se noieraient dans l’eau. C’est lui qui donne cette attaque franche, presque vive, puis une finale où la douceur de la réglisse prend le relais.
Inutile de sortir un thermomètre pour autant. Le 45° se lit surtout à l’usage : verse une dose, ajoute de l’eau fraîche, laisse le mélange se troubler. Ce nuage laiteux n’est pas un défaut, c’est la preuve que l’anis est bien là, libéré par le changement de concentration en alcool. Le geste est simple, mais il repose sur un équilibre précis entre la force de la bouteille et l’eau qui l’adoucit.
Pourquoi le 51 s’appelle 51 ?
Au rayon des pastis, le Ricard n’a jamais été seul. Le 51, son grand rival historique, partage les mêmes comptoirs, les mêmes carafes et les mêmes questions. Pourquoi ce nom ?
Une précision d’abord : le nom du 51 n’a rien d’une mesure. La marque porte un nom lié à son propre lancement, pas à un alcoomètre. Ce qui ne l’empêche pas d’être un point de repère : sur une carte de bar, commander un « 51 » dit exactement ce que tu veux boire, tout comme commander un Ricard.
Entre les deux, le choix se joue sur des nuances de recette et d’habitude, pas sur un écart de degré. Le Ricard a fait du 45° son étendard ; le 51 a construit sa légende autrement. L’un et l’autre racontent la même époque, celle où le pastis s’est imposé comme l’apéritif anisé de la France.
Ricard 4,5 % : la version qui se boit sans eau
L’histoire du degré ne s’arrête pas au 45°. En 2026, Ricard a lancé massivement une bouteille de 20 cl titrant 4,5 %, proposée à l’unité et en tripack. Cette petite bouteille n’est pas faite pour être versée sur des glaçons : elle se boit telle quelle, toujours très fraîche.
La différence avec le Ricard classique saute aux yeux dès la première gorgée. La version 4,5 % est plus légère, moins marquée par l’alcool, plus proche d’un apéritif désaltérant que d’une boisson à diluer. Ce n’est pas une copie allégée du même goût, c’est une autre proposition : celle du prêt-à-boire, pensée pour l’été, les terrasses et les moments sans carafe.
Ce n’est pas le premier essai de la maison. L’ancienne mouture, plus proche d’un Ricard dilué à l’eau, titrait 7,5 %. Le passage à 4,5 % simplifie encore le geste et élargit la gamme.
Pour t’y retrouver, le plus simple est de comparer ce qui compte vraiment.
| Ricard classique | Ricard 4,5 % | |
|---|---|---|
| Degré d’alcool | 45 % vol. | 4,5 % vol. |
| Service | À diluer avec de l’eau fraîche | Prêt à boire, très frais |
| Format | Bouteille d’apéritif classique | Bouteille de 20 cl, unitaire ou tripack |
| Profil | Anis, anis vert, réglisse | Plus léger, plus désaltérant |
Le choix ne se joue donc pas sur la qualité mais sur l’usage. Le 45° garde la dimension rituelle du pastis : la dose, la carafe, le nuage laiteux. Le 4,5 % répond à la soif immédiate.
Bien servir le Ricard : le geste fait la différence
Une dégustation réussie commence avant le verre. Pour le Ricard classique, la règle est simple : verse la dose, ajoute l’eau, et seulement ensuite les glaçons. Si la glace tombe en premier, elle anesthésie les arômes et l’anis a du mal à se libérer. L’eau, elle, doit être fraîche sans être glacée : c’est elle qui provoque ce trouble laiteux si caractéristique.
Pour le Ricard 4,5 %, la consigne est encore plus courte. Sors la bouteille du réfrigérateur, garde-la bien froide, et plutôt deux qu’une : le goût s’épanouit à basse température. Tu peux ajouter un glaçon, mais ce n’est pas nécessaire, l’équilibre est déjà en place.
Le pastis reste avant tout un apéritif de partage. Prépare la bouteille, une carafe d’eau, quelques verres, et laisse chacun doser. C’est dans ce petit rituel que le Ricard prend tout son sens. Et comme toute boisson alcoolisée, il se déguste avec le même bon sens que les vins et les autres spiritueux : avec modération.
Le Ricard dans le panier des Français

Le Ricard n’est pas seulement une boisson que l’on aime : c’est aussi un produit que l’on achète. Selon une étude NielsenIQ publiée en février, la bouteille d’un litre de Ricard a été le deuxième produit le plus acheté en valeur en supermarché en 2025. Ce classement en dit long sur la place du pastis dans les habitudes françaises.
Il n’exige ni cave, ni préparation, ni matériel compliqué : une bouteille, de l’eau, des verres. Dans les rayons de vins et spiritueux, il occupe une position singulière, entre boisson populaire et produit identitaire. Ce succès tient aussi à son ancrage. Le Ricard est né en Provence, il s’est imposé dans tout le pays, et il incarne une certaine idée de l’apéritif : ensoleillé, simple, généreux. Le chiffre du panier ne fait que confirmer ce que les terrasses racontent depuis longtemps.
Le degré du Ricard résume cette trajectoire. Il a d’abord été un pari commercial dans les années 1930, puis un standard légal en 1938, et enfin une marque qui se décline aujourd’hui en version 4,5 %. Que tu restes fidèle au 45° ou que tu adoptes le prêt-à-boire, le bon réflexe est le même : servir très frais, prendre le temps de verser l’eau, et garder la tête froide. L’apéritif n’a pas fini de bouger, mais il sait d’où il vient.
Questions fréquentes
Quel est le degré d’alcool du Ricard classique ?
Le Ricard classique titre 45 % vol. C’est le degré minimal d’un pastis de Marseille, et la valeur que l’on retrouve sur la bouteille habituelle.
Le Ricard 4,5 % se boit-il vraiment sans eau ?
Oui. Cette version prête à boire, lancée en bouteille de 20 cl en 2026, est conçue pour être dégustée telle quelle, toujours très fraîche. Elle ne remplace pas le Ricard classique, elle répond à un autre usage.
Pourquoi le 51 s’appelle 51 ?
Le 51 est un pastis concurrent, pas un Ricard. Son nom ne correspond à aucune mesure : c’est une appellation liée à l’histoire de la marque.
Le Ricard 45° doit-il obligatoirement se servir avec de l’eau ?
Oui, si tu veux respecter son équilibre. La version classique est trop concentrée pour se boire telle quelle, et c’est l’eau qui libère les arômes d’anis. La version 4,5 %, elle, est déjà prête.
Votre recommandation sur ricard
Quelques questions rapides pour adapter la recommandation à votre cas.
Merci, voici notre conseil personnalisé sur ricard.
D'après vos réponses, le mieux est de reprendre l'article ci-dessus en focalisant sur les passages qui parlent de votre situation : c'est là que se trouvent les recommandations les plus concrètes pour vous. Bonne lecture !